Projet

Plan Stratégique de Développement de la Pallanterie

Acade sàrl a participé à l'élaboration du plan stratégique de développement de la Pallanterie en tentant de répondre notamment aux problématiques agricoles. Deux principaux objectifs de ce projet sont :

  • accueillir entre 2’200 et 3’200 logements sur ce secteur agricole, à proximité de Genève, rive gauche du lac.
  • conserver la trame de paysage ouvert et agricole, parallèlle et perpendiculaire au lac.

Le périmètre concerné par le PSD Pallanterie bénéficie d’une activité agricole très variée, constituée pour une importante partie d’activités spécialisées, telles que : viticulture, arboriculture, horticulture, floriculture, maraîchage, cultures biologiques, etc. Une place prépondérante est également accordée à la préservation du paysage et de l’environnement, à travers une proportion importante et diversifiée de surfaces de compensation écologique (praires extensives et jachères, arbres isolés, haies, zones humides autour de la Haute-Seymaz). L’agriculture de la région est très dynamique, notamment du fait de la diversité des activités qui s’y déroulent. De nombreux agriculteurs ont développé des activités de valorisation de leurs produits, en particulier par la vente directe. Le périmètre comprend une surface relativement importante de zone agricole spéciale (environ 25 ha). Même si cette surface n’est pour le moment pas exploitée en tant que telle dans sa totalité (environ 12 ha sont actuellement utilisés pour des activités directement liées à la zone agricole spéciale), cette zone est d’une très grande importance pour le développement potentiel futur de l’activité agricole de la région. En général, on peut dire que l’agriculture dans le secteur Meinier – Collonge – Corsier contribue de manière importante à la préservation du paysage et des ressources naturelles ; dans un périmètre mité par des activités de toutes sortes (hameaux, habitations, jardins, zones sportives, etc.), une activité agricole vivante est la garantie du maintien d’un paysage rural, en plus de l’assurance d’une production de produits locaux de qualité.

Les principaux enjeux agricoles, qui ont été identifiés par Acade, pour le développement de la Pallanterie sont :

  • l’utilisation modérée des surfaces agricoles, et plus particulièrement des « terroirs », pour l’urbanisation ;
  • le maintien d’entités agricoles cohérentes (éviter l’enclavement de parcelles, structure des exploitations) ;
  • l’examen du futur de la zone agricole spéciale et de son potentiel pour la région ;
  • la préservation et la valorisation des paysages auxquels la zone agricole contribue pour une large part ;
  • l’anticipation des conflits d’usage dans l’espace rural (clarification et délimitation des usages) ;
  • le traitement de la frange ville-campagne par le développement d’un réseau d’espaces publics en lisière de la zone agricole.

En développant trois perles existantes qui deviennent des quartiers denses et mixtes, l’implantation du bâti suit la logique du parcellaire et des structures paysagères en longueur, perpendiculaires au lac. Les quartiers sont entourés d’espaces publics ouverts qui marquent la transition entre urbanisation et grande agriculture. Ils accueillent zones sportives, chevaux, jardins potagers, espaces de jeux, parcs publics, etc. Au coeur des quartiers, d’autres espaces publics, collectifs, privés structurent et rythment l’espace en s’ouvrant sur le grand paysage.

Ce développement urbain s’étend de manière relativement compacte, de part et d’autre de la route de Thonon. L’impact sur la zone agricole est difficilement évitable au vu du périmètre défini ; cependant, le projet montre une volonté de limiter cet impact en restreignant l’urbanisation dans les dents creuses de la commune de Collonge- Bellerive, ainsi que le long de la route de Thonon. Les parcelles agricoles restantes autour de la future zone urbanisée restent facilement accessibles et le coteau viticole situé à l’ouest de la route de Thonon, qui a une grande valeur paysagère et constitue un terroir local de qualité, reste préservé. Les entités agricoles gardent une bonne cohérence malgré l’urbanisation autour de la route de Thonon ; en effet, les parcelles restantes conservent une taille suffisante et ne sont pas enclavées, et l’accessibilité au coteau viticole donnant sur le lac reste assuré par le Nord-Ouest. Du fait de son importance économique, la zone agricole spéciale est maintenue ; elle est remaniée de sorte à ne former qu’un seul bloc autour de la future jonction autoroutière. L’accès en est donc facilité, par rapport à la situation actuelle où la ZAS est morcelée en deux parties distinctes, de part et d’autre du secteur de La Pallanterie. Le but est de conserver la totalité du potentiel de cette zone afin de laisser une certaine latitude d’intensification aux agriculteurs de la région.